Windows Server 2025 : nouveautés clés pour les administrateurs réseau
Longtemps attendu, Windows Server 2025 s’impose comme une étape majeure pour le monde de l’administration réseau et des infrastructures d’entreprise. Avec son lancement officiel par Microsoft, la nouvelle version du système d’exploitation serveur recèle de transformations notables : évolution graphique adoptant les codes de Windows 11, refonte profonde de l’Active Directory, avancées majeures dans la virtualisation avec Hyper-V, accélérations du cloud hybride et sécurité durcie à tous les niveaux. Les décideurs IT, qu’ils évoluent chez IBM, Red Hat ou dans des environnements mixtes où cohabitent solutions Citrix, serveurs Dell, baies NetApp et équipements Cisco, mesurent déjà l’impact de ces nouveautés sur leurs architectures. Entre prise en charge du matériel NUMA, partitionnement GPU, gestion à chaud des correctifs via Hotpatching et généralisation du protocole SMB over QUIC, la plateforme se révèle plus agile et résiliente que jamais. Les intégrateurs, de Lenovo à Hewlett-Packard (HP), saluent aussi une meilleure interopérabilité avec l’écosystème concurrent, dont VMware. Mais toutes ces innovations s’accompagnent aussi de choix stratégiques chez Microsoft : arrêt du développement de WSUS, nouvelles dépendances à Azure Arc pour certains services, et stratégies de support revues pour les dix prochaines années. Dans ce contexte, chaque administrateur réseau doit non seulement comprendre ces évolutions, mais aussi anticiper l’intégration concrète de Windows Server 2025 au sein d’environnements toujours plus complexes et hybrides.
Active Directory 2025 : évolutions majeures en matière de sécurité et de performances
Au cœur de l’écosystème Windows, l’Active Directory n’avait guère évolué depuis plusieurs éditions du serveur Microsoft. La version 2025 rebat les cartes en profondeur, introduisant des changements qui affecteront durablement la gestion des identités et l’architecture réseau, tant pour les PME que pour les grandes entreprises. Pour illustrer la portée de ces modifications, prenons l’exemple d’une organisation internationale, exploitant un environnement hybride mêlant serveurs IBM, hyperviseurs VMware et stockage NetApp : la capacité de l’AD à gérer une volumétrie d’utilisateurs et de groupes croissante, sans sacrifier la réactivité, devient centrale alors que les exigences réglementaires forcissent toutes les directions IT à revoir leur politique de sécurisation des annuaires.
Le passage à une base de données avec une taille de page portée à 32K transforme la donne pour les environnements densément peuplés en objets. Jusqu’ici, la page limitée à 8K – héritage de Windows Server 2000 – imposait des contraintes sur le nombre d’attributs multi-valeurs, bridant parfois certains usages avancés de la fédération ou des annuaires applicatifs interconnectés, comme ceux qu’exploitent de grands comptes équipés de solutions Red Hat ou de clusters de virtualisation Citrix. Désormais, des objets comportant des attributs volumineux ou de multiples valeurs (jusqu’à 3200) sont pleinement supportés, ouvrant la voie à un suivi plus fin des identités ou à de nouveaux mécanismes de délégation et de reporting – une manne pour les équipes sécurité, souvent mises à mal lors d’audits de conformité ISO 27001 ou HDS en France.
La prise en charge du matériel NUMA représente, elle aussi, un saut d’échelle en matière de performance. Avant cette version, les contrôleurs de domaine n’exploitaient que le groupe de CPU principal, brisant le potentiel des architectures multi-sockets des serveurs récents, de Dell à Hewlett-Packard (HP) en passant par Lenovo. Désormais, l’AD s’étend aisément à plus de 64 cœurs, garantissant que le backend annuaire suit l’expansion des datacenters modernes. Ce remodelage technique s’avère d’autant plus crucial que les entreprises tendent à centraliser leurs AD pour des questions de supervision ou de monitoring, et que les performances réseaux – notamment dans les environnements ultra-connectés Cisco – deviennent vitales pour maintenir les temps de connexion dans les clous des SLA.
Côté sécurité, Microsoft muscle sa copie : les contrôleurs de domaine et instances AD LDS sont paramétrés pour n’accepter l’ajout, la modification ou la recherche d’attributs confidentiels qu’en présence d’une connexion chiffrée. Cela réduit fortement les risques de volatilisation d’informations sensibles lors d’un sniffing réseau ou lors d’attaques de type « man-in-the-middle », scénario que les hackers ciblent volontiers dans les plus grandes entreprises publiques et privées. De concert, le protocole Kerberos intègre l’AES SHA-256/384 conformément aux recommandations du RFC 8009, garantissant que l’authentification s’aligne désormais sur les standards de l’industrie. C’est particulièrement bienvenu dans les milieux où la cohabitation avec des appliances de sécurité Cisco ou des proxys Red Hat est fréquente, et où la robustesse de l’authentification conditionne souvent l’accès à certaines ressources critiques (ERP, applications cloud, etc.)
La prise en charge de TLS 1.3 par le protocole LDAP est une autre avancée majeure. Que l’on gère des connexions LDAP over TLS pour des synchronisations d’annuaires tiers (Citrix, solutions hybrides Google-Microsoft, etc.), ou que l’on pilote la fédération d’identités vers le cloud Azure AD, on bénéficie non seulement de meilleures performances, mais surtout d’une sécurité renforcée face aux interceptions ou aux tentatives de downgrade d’algorithmes de chiffrement.
Ainsi, le nouveau niveau fonctionnel de domaine et de forêt « Windows Server 2025 » s’impose comme une référence pour les administrateurs soucieux de marier ouverture, fidélité à l’existant et vision cloud hybride. Ce renouveau stimule aussi les ambitions des fournisseurs concurrents ou partenaires, à l’image d’IBM ou de Red Hat, qui y voient une opportunité d’intégration plus poussée pour les services de gestion d’identité croisée. En synthèse : l’Active Directory 2025 propulse la sécurité, l’évolutivité et la compatibilité technique à un tout autre niveau, permettant d’anticiper positivement la croissance des besoins SI dans les dix prochaines années.
Gestion des anciens comptes et renforcement des pratiques administratives
L’innovation ne s’arrête pas à la performance brute ni aux nouveaux protocoles. Les responsables informatiques saluent particulièrement la modification du comportement par défaut des anciennes méthodes de changement de mot de passe, notamment via SAM RPC, pour tous les comptes présents dans le groupe « Protected Users » de l’Active Directory. Désormais, seuls les mécanismes à la pointe de la sécurité sont tolérés, ce qui sécurise par défaut les comptes les plus critiques (administrateurs, comptes de service protégés de solutions Cisco, ou agents de sauvegarde NetApp). Cette modification, poussée aussi via des correctifs rétroactifs sur Windows Server 2022, harmonise la politique de montée en gamme du SI en matière de sécurité dite « native ».
En pratique, ces avancées facilitent la tâche des équipes d’audit et de conformité, leur offrant un cadre durci et transparent quant au traitement des mots de passe et des authentifications. Les efforts de migration sont eux aussi facilités, les nouvelles APIs AD se voulant plus tolérantes et mieux documentées pour fonctionner dans des environnements portés ou hybridés (notamment dans les PME équipées en solutions Citrix ou Red Hat).
Avec ces bases assurées côté identité et sécurité, les entreprises sont prêtes à explorer les innovations réseau et cloud hybride apportées par Windows Server 2025, qui renouvellent la donne aussi bien pour les administrateurs que pour les architectes SI visionnaires.
Hyper-V 2025 : révolution de la virtualisation et nouvelles frontières pour le cloud hybride
Microsoft fait de Hyper-V un pilier stratégique avec Windows Server 2025, bâtissant un socle de virtualisation pensé pour la résilience, l’agilité et l’ouverture à la modernisation continue des datacenters. Prenons le cas de Sophie, administratrice réseau chez un grand opérateur français multi-sites, qui gère une grappe de serveurs Dell et HP reliés à un stockage Lenovo et à du réseautage Cisco. Jusque-là, coordonner GPU, clusters, et migrations à chaud était un exercice délicat, souvent freiné par des limitations logicielles ou matérielles. Avec l’arrivée de Windows Server 2025, ce scénario évolue du tout au tout.
La prise en charge native du partitionnement GPU (GPU-P) bouleverse la manière dont les équipes IT répartissent les ressources graphiques. Désormais, il est possible d’assigner à chaque machine virtuelle une portion précise de GPU, optimisant ainsi les environnements d’intelligence artificielle, de modélisation 3D, ou d’outillage de virtual desktop infrastructure – domaines où les entreprises partenaires de Citrix ou celles exploitant des solutions de calcul intensif sur IBM, sont particulièrement exigeantes. Cet atout permet non seulement des économies (moins de GPU sous-utilisés), mais aussi une flexibilité bienvenue pour adapter la puissance de calcul à la charge effective, répondant ainsi aux pics générés par la data science ou le machine learning moderne.
La gestion des clusters Hyper-V en mode groupe de travail signe une autre rupture : plus besoin de recourir à l’Active Directory pour interconnecter les serveurs constitutifs du cluster. Cela élargit mécaniquement la portée de la virtualisation à des organisations qui n’avaient pas choisi d’intégrer toutes leurs machines à l’annuaire, ou qui exploitent des environnements « edge » autonomes, hors SI centralisé. Cette fonctionnalité, basée sur des certificats, est vue d’un bon œil par les MSP et les intégrateurs Cloud, notamment ceux qui gèrent plusieurs clients isolés ou des plateformes satellites pour le compte de grands groupes.
L’évolution du support de la génération 2 des VM traduit lui aussi une volonté de moderniser la base installée. Dorénavant, lors de la création d’une machine virtuelle, c’est la génération 2 (avec UEFI, Secure Boot, meilleurs temps de démarrage, compatibilité Windows 11/Server 2025) qui s’impose par défaut. Certes, la génération 1 reste accessible, mais on comprend la volonté de Microsoft de tourner la page sur les OS anciens : Windows 7, Server 2008, ou 2008 R2 n’étant plus officiellement supportés, la migration s’accélère naturellement, réduisant au passage la surface d’attaque pour les acteurs malveillants.
Migration dynamique et compatibilité cross-plateforme : Hyper-V s’ouvre à l’hétérogénéité
Autre cap franchi : la compatibilité dynamique des processeurs. Grâce à cette innovation, la « Live Migration » d’une machine virtuelle entre différents hôtes Hyper-V s’effectue même en présence de processeurs de générations ou de marques différentes. Cela fluidifie les opérations de maintenance, mais ouvre également la porte à des plans de renouvellement hardware plus cohérents, où le choix d’un nouveau serveur Lenovo, Hewlett-Packard (HP) ou Dell ne nécessite pas une homogénéisation complète du parc pour garantir la mobilité des VM. Ce mécanisme démontre à quel point Microsoft cherche à rivaliser techniquement avec les ténors de la virtualisation comme VMware, tout en misant sur l’interopérabilité pour séduire les parcs mixtes.
Pour les administrateurs réseau qui gèrent déjà des environnements multi-éditeurs, cette ouverture à la diversité des architectures rassure. Elle permet d’intégrer plus aisément des solutions de stockage avancées signées NetApp ou IBM, tout en gardant la main sur l’automatisation via System Center 2025. Beaucoup voient ainsi Hyper-V comme une solution cloud-ready, apte à répondre aussi bien aux enjeux de virtualisation privée qu’aux scénarios SaaS/PaaS hybrides.
L’ensemble de ces évolutions propulse Hyper-V au cœur de la transformation infrastructurelle, faisant de Windows Server 2025 un véritable couteau suisse pour la virtualisation avancée et les stratégies multicloud. Le prochain axe d’évolution majeur touche à la sécurité réseau, où le protocole SMB bénéficie également d’une attention renouvelée.
Protocoles réseau et sécurité : SMB over QUIC, chiffrement et gestion des accès dans Windows Server 2025
Si la sécurité occupe une place grandissante dans les stratégies informatiques, la capacité des serveurs à offrir des canaux réseau robustes, fiables et évolutifs devient primordiale. Avec Windows Server 2025, Microsoft décline une version du protocole SMB enrichie et mieux adaptée aux exigences contemporaines des architectures réseau hybrides, où le stockage NetApp ou les partages multi-sites Cisco s’intègrent à la fois au cloud et à l’intranet.
L’intégration de SMB over QUIC constitue une avancée majeure. Jusqu’ici cantonné à l’édition Azure, ce protocole permet dorénavant d’exposer des partages de fichiers SMB via un canal HTTPS sur UDP (QUIC), résistant ainsi aux aléas des réseaux WAN et aux restrictions de pare-feux typiques rencontrées dans les environnements d’accès à distance. Pour les entreprises ayant des filiales internationales ou des collaborateurs mobiles, la promesse est forte : accéder de manière sécurisée aux données, peu importe la sécurité du réseau intermédiaire. Cela s’inscrit pleinement dans la logique de digital workspace recherchée par nombre de clients Citrix.
L’activation systématique de la signature SMB, ainsi que la possibilité de forcer l’utilisation du chiffrement, marquent un virage sans ambiguïté vers une durcification du protocole. Le choix de désactiver l’authentification NTLM sur les connexions SMB sortantes, réputée vulnérable à divers types d’attaques, confirme l’appétit de Microsoft pour élever le niveau général de sécurité, y compris dans les segments de marché où la mixité avec des NAS Lenovo ou des appliances Dell demeure la règle.
D’un point de vue pratique, ces réglages offrent beaucoup plus de marges de manœuvre aux administrateurs. Qu’il s’agisse de migrer des partages traditionnels, d’assurer la conformité lors d’analyses de flux ou de protéger les communications inter-sites, ils trouvent dans Windows Server 2025 une plateforme beaucoup plus résiliente à la compromission et aux attaques de type interception ou replay. Ces innovations plaisent aux architectes réseaux, souvent éprouvés par la multiplication des points d’accès, l’hétérogénéité grandissante des systèmes clients (mix Microsoft/Unix/Linux, équipements Red Hat, médias BYOD…), et la pression constante des règlementations RGPD ou HDS qui imposent un chiffrement systématique de la donnée en transit.
Enfin, le support natif de ports alternatifs pour SMB simplifie les déploiements dans des environnements contraints, ou la coexistence avec d’autres services réseau laisse peu de place à la flexibilité portuaire. Cette granularité opérationnelle parle autant aux puristes de la sécurité qu’aux responsables de l’exploitation, qui peuvent ainsi ajuster finement leurs stratégies d’écoute réseau et d’ouverture sur le pare-feu Cisco ou Sophos.
Nouvelles stratégies réseau par défaut et gouvernance centralisée
Windows Server 2025 introduit aussi, dans la continuité du cloud Azure, de nouveaux mécanismes inspirés des Network Security Groups (NSG). Par défaut, tous les flux entrants sont refusés ; seules les ouvertures explicites sont possibles. Pour les responsables de la conformité ou de la gouvernance, cette posture « zéro confiance » d’emblée garantit que les applications déployées sur de nouveaux serveurs ou dans des fermes virtualisées (VMware, Hyper-V, Citrix) ne pourront recevoir que les flux strictement autorisés. Ce verrouillage systématique, adopté aujourd’hui par les leaders comme HP ou IBM, rationalise la mise en conformité et évite les surprises lors d’audits internes ou externes.
Avec ces mécanismes, la couche réseau et sécurité de Windows Server 2025 s’impose comme un socle incontournable pour quiconque veut bâtir une infrastructure prête au cloud, adaptée à la mobilité et résiliente face aux menaces modernes. Passons désormais au volet crucial de l’administration, avec les innovations en matière de gestion à chaud des correctifs et d’automatisation.
Mises à jour, Hotpatching et gestion centralisée des infrastructures avec Windows Server 2025
Dans l’exploitation quotidienne d’un parc serveur, la gestion des correctifs et la maintenance sont devenues des sujets critiques, tant pour la stabilité que la sécurité. Windows Server 2025 marque ici une rupture, portant enfin sur toutes les éditions Standard et Datacenter une fonctionnalité longtemps attendue : le Hotpatching. Inspiré des usages avancés observés sur Azure, ce mécanisme permet d’appliquer des correctifs à chaud, sans redémarrer les serveurs. Cette avancée représente un gain de disponibilité significatif pour toutes les entreprises contraintes par des SLA élevés ou des périodes de maintenance restreintes.
Pour bien comprendre l’impact du Hotpatching, prenons le cas d’une société exploitant une plateforme e-commerce appuyée sur des serveurs physiques Dell, des VM Hyper-V pour le back-office, et des passerelles Citrix pour la publication d’applications. Jusqu’alors, chaque patch de sécurité ou mise à jour critique impliquait d’orchestrer des fenêtres de maintenance, souvent sources de perturbations ou de stress pour les équipes (sous)traitantes, qu’elles soient internes ou partenaires. Désormais, grâce à l’intégration avec Azure Arc, le déploiement des correctifs se fait sans interruption service, avec suivi fin depuis le portail cloud.
Cette nouvelle dépendance Azure Arc pourrait toutefois soulever des points d’attention pour les DSI soucieux d’autonomie : bien que le Hotpatching ne soit plus réservé à l’édition cloud, sa configuration initiale reste orchestrée depuis la console Azure. Les intégrateurs (Lenovo, NetApp, Red Hat) ayant déjà investi dans le cloud de Microsoft y verront une convergence naturelle ; ceux dont l’approche est plus on-premises devront possiblement adapter leurs process pour tirer parti de cette innovation.
Un autre épisode majeur s’esquisse avec l’annonce de l’arrêt du développement du Service de mise à jour WSUS pour Windows Server. Même si l’outil reste disponible, la feuille de route exprime une bascule progressive vers la gestion des patchs via console cloud (Microsoft System Center 2025, Azure Arc). Cette stratégie s’inscrit dans un mouvement global de « Management as a Service », déjà pratiqué avec succès dans de grands environnements multi-éditeurs, mêlant VMware, Red Hat, IBM, et même Cisco pour le SDN. Les DSI y voient l’opportunité de centraliser la politique de sécurité, d’automatiser les déploiements, et de tracer précisément chaque changement, alliés précieux face aux exigences toujours croissantes des règlementaires, pour qui le « qui a patché quoi, quand, comment ? » est devenu un mantra quotidien.
L’accès distant SSH, désormais préinstallé mais désactivé, simplifie la vie des administrateurs friands de la polyvalence : un coup d’activation depuis le Gestionnaire de serveur, et la prise de contrôle s’effectue depuis n’importe quelle machine, sur site ou hors site. Les infrastructures combinant solutions de gestion Red Hat, appliances Citrix, ou serveurs de stockage Lenovo, profitent désormais d’une homogénéité accrue dans l’automatisation de leurs tâches courantes. L’activation native du Wi-Fi, jusqu’ici laissée à l’appréciation de l’installateur, favorise l’usage de Windows Server dans des scénarios mobiles, où la connectivité évolue d’un datacenter ultra-sécurisé à des edge nodes déployés sur site client.
Scénarios d’automatisation et supervision : System Center 2025 à l’œuvre
La version 2025 de System Center, attendue en parallèle, s’adjuge un rôle clé dans la gouvernance des infrastructures : meilleure prise en charge de la gestion conjointe de flottes multimarques (Microsoft, Red Hat, VMware, Citrix), migrations simplifiées des VM entre univers concurrents (notamment de VMware vers Hyper-V), et intégration poussée d’Azure Arc renforcent la centralisation des opérations. Les responsables SI peuvent piloter patchs, configuration, surveillance de la sécurité ou bascule entre clouds grâce à une interface unique – atout crucial pour rationaliser le pilotage de serveurs HP, IBM, ou d’infrastructures logicielles où Microsoft n’est pas hégémonique.
L’ensemble de ces avancées promeut une gestion proactive, collaborative et agile, qui libère les administrateurs des tâches répétitives et ouvre la voie à une maîtrise renforcée des configurations, dans le respect de standards ouverts. Cette dynamique, déjà amorcée dans les grandes entreprises et chez les prestataires multi-cloud, irrigue désormais toutes les tailles de structures, favorisant la mutualisation et la réactivité face aux nouveaux défis numériques.
Ce vent de modernité prépare sans peine la dernière étape de l’adoption de Windows Server 2025 : la planification de déploiement, les modalités d’accès et les politiques de support pour une transition réussie sur la décennie à venir.
Déploiement, évaluation et politique de support à long terme pour Windows Server 2025
L’adoption d’une nouvelle version majeure telle que Windows Server 2025 ne s’improvise pas : si Microsoft propose une version d’évaluation accessible pour 180 jours, le passage en production nécessite une réflexion aboutie, particulièrement dans les entreprises gérant des environnements mixtes (VMware, Citrix, Red Hat), du stockage NetApp ou des appliances réseau Cisco. En s’inspirant du parcours de l’entreprise fictive EuroSystèmes, détaillons les choix structurants qui sous-tendent une migration réussie.
La mise à disposition ouverte du téléchargement ISO, sans obligation de licence immédiate, favorise les scénarios de test en laboratoire ou en enclave hors production – pratique courante chez les intégrateurs Dell, Lenovo ou HP, soucieux d’interopérabilité. Les détenteurs d’abonnements Visual Studio disposent eux aussi d’un accès privilégié pour anticiper la compatibilité des moteurs applicatifs ou des outils d’administration (System Center, solutions IBM, orchestrateurs Red Hat, etc.)
La gestion du support tranche avec les pratiques des années précédentes : version LTSC (Long-Term Servicing Channel), Windows Server 2025 bénéficie d’un support standard jusqu’en octobre 2029 et d’un support étendu jusqu’en 2034. Cette visibilité sur une décennie répond aux attentes des DSI qui doivent planifier, budgéter, et justifier les phases de migration auprès de leur direction. L’alignement des dates avec les standards du marché permet d’ajuster au mieux les dépenses, d’anticiper les besoins de formation et de se préparer à l’intégration continue des innovations logicielles venues du cloud ou des grands fournisseurs de virtualisation, comme VMware.
La mutualisation des outils de migration, la documentation enrichie et la transparence sur les cycles de vie permettent aux organisations – qu’elles soient des institutions publiques, des groupes industriels ou des ESN – de structurer les projets sur plusieurs années, sans crainte d’obsolescence rapide. Ce calendrier rassure également les éditeurs, constructeurs et partenaires de l’écosystème (Cisco, Red Hat, Citrix, NetApp, Huawei…) qui alignent leurs propres roadmaps sur celle du nouvel OS serveur.
Best practices et stratégies d’intégration progressive
Pour réussir l’intégration de Windows Server 2025 dans un parc hétérogène, les administrateurs réseau recommandent de procéder à des tests croisés : compatibilité avec les appliances de backup NetApp, dialogue sans heurts avec les orchestrateurs VMware ou Red Hat, validation du fonctionnement des clusters Citrix ou des solutions réseau Cisco. La maîtrise des outils natifs d’automatisation, la veille sur les updates de System Center et l’acculturation progressive des équipes via des modules de formation inscrivent l’évolution dans la durée, au bénéfice d’une transition rationalisée et sereine.
Enfin, la nouvelle philosophie de Microsoft en matière d’ouverture, de cloudification et d’interopérabilité façonne un avenir où l’administrateur réseau se positionne comme un chef d’orchestre, pilotant une plateforme hybride, flexible, aussi performante sur site qu’en SaaS multicloud. L’écosystème s’en trouve renforcé, dans la perspective de répondre efficacement aux enjeux d’agilité, de sécurité et de compétitivité des entreprises à l’horizon 2034.
FAQ sur Windows Server 2025 et ses nouveautés pour les administrateurs réseau
Quels sont les principaux apports de Windows Server 2025 pour la sécurité réseau ?
Windows Server 2025 introduit le support natif de SMB over QUIC, renforce la signature et le chiffrement SMB, met par défaut le refus de tous les flux entrants (ouverture sélective uniquement) et intègre TLS 1.3 pour LDAP. Cela s’accompagne d’une refonte des politiques pour les mots de passe protégés, garantissant une sécurité plus robuste dans les architectures hybrides ou distribuées.
Le Hotpatching est-il disponible dans toutes les éditions de Windows Server 2025 ?
Oui, à condition d’inscrire la machine dans Azure Arc et de piloter la configuration via l’interface Azure. Il n’est plus réservé à l’édition Datacenter Azure mais demeure conditionné à certaines exigences cloud pour l’automatisation complète des patchs à chaud.
Comment tirer profit de la compatibilité dynamique des processeurs proposée par Hyper-V ?
Elle permet de migrer à chaud des VM entre hôtes Hyper-V disposant de processeurs différents, sans nécessiter l’uniformité du hardware. Cette fonctionnalité facilite la modernisation progressive du parc serveur, tout en assurant la continuité de service pendant les bascules et maintenances planifiées.
Que deviennent WSUS et les solutions de gestion des patchs existantes ?
Le développement de WSUS s’arrête avec Windows Server 2025, mais l’outil reste utilisable. Microsoft redirige ses efforts vers l’automatisation cloud via System Center 2025 et Azure Arc, offrant une gestion centralisée et proactive des mises à jour sur des environnements hybrides et multimarques.
Quelles stratégies adopter pour une migration progressive vers Windows Server 2025 dans un environnement multi-éditeurs ?
Procéder à des tests de compatibilité dans des laboratoires dédiés, valider l’interopérabilité avec les principaux partenaires (Cisco, VMware, Citrix, Red Hat, NetApp, Dell, Lenovo, HP, IBM), utiliser les outils de migration recommandés par Microsoft, et s’appuyer sur la documentation actualisée pour anticiper les incidents ou spécificités propres à chaque infrastructure.
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